Je m’appelle Wiam. Je photographie depuis l’enfance, et pendant longtemps je n’ai pas su quoi en faire : trop de choses m’intéressaient à la fois. C’est l’appareil qui a fini par tout réunir, il me permet d’entrer dans des univers que je n’aurais jamais approchés autrement.
Les ateliers, ça vient de plus loin. Je suis franco-marocaine, et dans ma culture l’artisanat se montre, se transmet, se respecte. J’ai toujours trouvé la transformation de la matière fascinante : chaque personne crée des choses différentes avec les mêmes outils. Le savoir-faire et la transmission, il n’y a que ça de vrai.
Mon approche est documentaire : je ne mets pas en scène, je documente ce qui est là. C’est ce qui donne aux images leur valeur, dans dix ans comme aujourd’hui.
L’outil avant la personne
Quand j’entre dans un atelier, je regarde l’outil avant de regarder la personne. C’est pour ça que mes images sont pleines de mains, de gestes et d’objets, et que les visages y sont souvent hors cadre. Je ne cherche pas à faire un portrait : je cherche à montrer ce que quelqu’un sait faire.
Un travail personnel, à côté des commandes
À côté des reportages que je réalise pour des entreprises et des artisans, je mène un travail personnel : des entretiens avec des gens dont le métier ne se voit pas. C’est là que se trouve le fond de ce qui m’intéresse, le travail qu’on ne montre jamais et les gens qui le font.
Ma formation
J’ai été formée au reportage par Olivier Pain, photographe reporter professionnel à Tours : la technique, le choix du matériel, et la façon de travailler avec des professionnels.
Je travaille au Nikon, en lumière existante, sans studio. Je ne fais pas poser et je ne mets pas en scène. Et je ne publierai jamais d’image générée par ordinateur : tout ce que je montre a existé devant l’objectif.
Basée à Tours, je me déplace dans toute l’Indre-et-Loire et le Centre-Val de Loire.